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The Last Internationale - 14.03.2025 - Cap Caval

Crédit photo :

© Jean

Date et lieu :

Cap Caval, Penmarch – 14 mars 2025

Live report :

Prouesse du soir, l’équipe talentueuse du God Save The Kouign Festival a attiré le groupe indé new-yorkais, The Last Internationale, pour la première date de sa tournée française 2025 qui s’étendra dans une dizaine de villes de l’hexagone !

Pour ceux (certainement nombreux) qui sont passés à côté de ce groupe, The Last Internationale est formé par Delila Paz (chant, piano, basse) et Edgey Pires (guitare) dans la plus pure tradition de protest songs à l’américaine, et les messages potiliques et anticapitalistes font partie du show ! Le groupe dégage un blues rock, parfois à la limite limites du punk, tout autant inspiré par le folk et la soul. Pas étonnant que leur avant dernier album soit sorti sur le label de Tom Morello

Le duo entre en scène, épaulé par un batteur à la frappe pachydermique et une bassiste au son avec du caractère. The Last Internationale lance direct les hostilités avec une reprise de « Kick Out The Jams » du MC5 ! Cap Caval en ébullition d’entrée de jeu. Pendant que le batteur cogne ses fûts comme un bûcheron sous amphétamines, Edgey Pires se lance déjà dans un solo démonique sur sa Les Paul ! Le ton est donné.

Mais c’est plutôt sur des titres comme « Mind Ain't Free » que la voix soul et puissante de Delila Paz prend toute son ampleur. Engagée, habitée, elle mène le groupe avec un charisme et une présence scénique très magnétique. Lorsque qu’elle enfourche seule la guitare folk pour chanter « Freedom Town », elle crève l’écran. Derrière son clavier, elle entonne « Running For A Dream » dans une version bien plus organique et à fleur de peau que sur l’album. Elle embarque le public pour des chœurs généreux. Et le groupe enchaîne sur la très attendue balade blues-soul, « Soul On Fire » dans une version magnifique surélevée par la voix de Delila et le solo gavé de wah-wah d’Edgey. A capela, la chanteuse s’offre le pont de la chanson en plein milieu du public… La soul est une musique du peuple, et du partage. Elle l’a parfaitement compris.

La fin du set est pied au plancher avec « Wanted Man », putain d’efficace, une version totalement abrasive et puissante de « Hard Times » ! Pendant « 1968 », Delila redescend dans le public, et crée un cercle autour d’elle avant l’irruption ! Le public est en feu et une quinzaine de personnes montent sur scène pour les chœurs de « Battleground » et « Hit 'em With Your Blues ». Un concert hors du temps, dans la plus pure tradition du rock engagé contre l’oppression et les injustices sociales. Un concert de partage et de générosité qui n'économise ni la chaleur, ni la sueur.

Jean

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