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Blindness

The Murder Capital

Pistes :

  1. Moonshot
  2. Words Lost Meaning
  3. Can’t Pretend To Know
  4. A Distant Life
  5. Born Into The Fight
  6. Love Of Country
  7. The Fall
  8. Death Of A Giant
  9. Swallow
  10. That Feeling
  11. Trailing A Wing

Musiciens :

James McGovern (chant) - Damien Tuit (guitare) - Cathal Roper (guitare) - Gabriel Paschal Blake (basse) - Diarmuid Brennan (batterie)

Date de sortie :

21 février 2025

Chronique :

Les Irlandais de The Murder Capital en sont déjà, en moins de 6 ans, a leur troisième acte avec une évolution rapide et notable qui vient mettre des baignes à l’immobilisme sclérosant. Leur premier album, When I Have Fears était violent sombre et brut. La suffocation était parfois au centre de leurs compositions (« More Is Less », « For Everything »). Quatre années plus tard, le quintet s’offre déjà un album capital – Gigi’s Recovery - composé et produit (par John Congleton) avec ingéniosité. Presque le disque ultime, intouchable, il avait l’impertinence de tutoyer le sublime (« Crying », « Ethel », « Gigi’s Recovery ») ! La même année, The Murder Capital lâchait le single esseulé « Heart In The Hole », comme annonciateur d’un repimpage pop ! Ce que l’on retrouve, avec parcimonie, sur Blindness.

Ce troisième album donc (toujours produit par James McGovern), marque une nouvelle évolution. Il accroche toujours sur son attelage la noirceur et l’urgence post punk du groupe, introduisant sans prévenir par le fracassant « Moonshot » et sa rythmique véloce ! A l’inverse, des titres comme « Words Lost Meaning », « A Distant Life » ou « Trailing A Wing » révèlent, derrière l’obscurité, de sérieux stigmates pop ! Les balades sombres comme « Born Into The Fight » et « Love Of Country » sont assez méditatives et nous plongent dans l’introspection avec la voix définitivement grave et profonde de James McGovern.

Sans surprise, les Irlandais défouraillent toujours des titres urgents avec « The Fall », « Can’t Pretend To Know » et sa ligne de basse massive ou « Death Of A Giant ». Bien entendu, les marqueurs de The Murder Capital sont toujours présents et le groupe avance sans se trahir. Seule ombre au tableau, ce sentiment dur à définir : Blindness semble un peu moins cohérent dans sa globalité que ne l’étaient ces deux prédécesseurs. C’est un album de haute tenue, clairement, mais moins éblouissant et surprenant que Gigi’s Recovery.

Jean

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